Collectif Inter-actif
Depuis le 29 janvier, un collectif s’est créé dans le Vaucluse. Il regroupe de nombreuses personnes qui souhaitent s’opposer aux réformes en cours.
- Journée Nationale de la désobéissance
Le 6 mai à Marseille : Pique-Nique de l’Education réunissant tous les acteurs de l’Education, de la maternelle à l’université.
- Manifestation unitaire du 1° mai
Avignon : rendez-vous à 10h30 à la gare centrale.
- Action commune de la maternelle à l’université
A Avignon, Jeudi 9 avril : manifestation départ de la fac Ste Marthe, rassemblement devant l’IA, chaîne humaine et tractage sur le pont de l’Europe,apéro festif place de l’horloge, marche aux flambeaux.

- Fac d’Avignon : l’AG de jeudi 9 avril a décidé un bloquage partiel les mardis et jeudis : plus d’infos ici et là ou en commentaires ci-dessous.
- Violences policières à la mairie d’Avignon mercredi 1° avril (le début de l’évènement : (on n’a pas les moments les plus forts parce que les policiers ont pris la caméra et ont effacé une bonne partie du film):
La lettre ouverte de Marie-José Roig dans son intégralité ici.
- Manifestation du 19 mars : les étudiants solidaires avec les Don Quichotte
11 mars 2009 à 16:42
Communiqué du collectif inter-actif :
Ce mercredi 11 mars, 11h45, plus d’une centaine d’étudiants et de
personnels se sont rendus en gare SNCF Avignon-centre pour rejoindre la
manifestation “de la maternelle à l’université” dont le départ était
prévu à 14h de la Porte d’Aix à Marseille.
La police nationale les attendaient et leur ont bloqué l’accès aux
voies. La direction de la SNCF, a alors cru bon de provoquer les
manifestants en leur offrant une réduction de 40% sur le billet (à peine
plus que la réduction -25 ans à laquelle les étudiants avaient droit).
Les étudiants ont légitimement demandé un billet à 1 euro ce qui leur a
été refusé.
Une quarantaine d’étudiants et de personnels ont donc forcé le barrage
de la police et se sont assis sur les rails, pendant que le gros des
troupes a barré l’accès au quais à tous les passagers. La SNCF a du
alors interrompre le trafic ferroviaire et affréter des cars pour les
passagers munis de réservations.
Au bout de presque deux heures, les forces de l’ordre ont violemment
délogé les occupants avec coups de matraques et coup de pieds. L’action
a donné lieu à une arrestation, avec menottes et donc à une
manifestation devant le commissariat jusqu’à la libération, deux plus
tard, de la personne arrêtée.
Voilà pourquoi nous n’avons pas pu participer à la manifestation de ce jour.
_______________________________________________
Interactifs mailing list
Interactifs@anticapitaliste.org
http://www.anticapitaliste.org/mailman/listinfo/interactifs
12 mars 2009 à 21:07
Un reportage vidéo :
http://www.avignews.com/le-ton-monte-entre-les-grevistes-et-la-police-@/video.jspz?video=96427
Et des articles dans La Provence
http://www.laprovence.com/articles/2009/03/12/755198-A-la-une-Occupee-par-les-etudiants-la-gare-est-evacuee-par-la-police.php
http://www.laprovence.com/articles/2009/03/11/754657-Region-en-direct-Les-etudiants-voulaient-aller-manifester-en-train-sans-payer.php
et dans Vaucluse Matin…
http://www.ledauphine.com/mobilisation-ils-ont-voulu-prendre-le-train-sans-payer-le-coup-de-force-des-etudiants-@/index.jspz?chaine=27&article=107952
http://www.ledauphine.com/mobilisation-br/-peu-d-enseignants-chercheurs-@/index.jspz?article=107954
Aujourd’hui encore deux amphis pleins en AG et une majorité pour la poursuite du mouvement avec barrages filtrants…
13 mars 2009 à 07:38
Communiqué de presse du syndicat Sud Etudiant de Tours (Indre-et-Loire), en date du 4 mars 2009 :
L’UNI Tours s’attaque aux grévistes ! (menaces de mort, port d’armes…)
La nuit dernière vers 1h du matin, des membres de l’organisation UNI ont débarqué à la faculté des Tanneurs pour tenter de la débloquer et coller sauvagement des affiches “stop la grève”. Ils ont également pendu sur la passerelle qui surplombe la rue des Tanneurs, un mannequin marqué d’un autocollant Sud Etudiant. Heureusement, des militants du collectif antifasciste de Touraine passant dans le coin par hasard interpellent les membres de l’UNI afin que ces derniers cessent leur action. Une légère rixe se déclenche alors et la police intervient. Trois membres de l’UNI – dont le Président de l’UNI Tours et le Président de l’UNI Lycée – sont arrêtés pour port d’armes illégales (matraques télescopiques et couteaux). Un militant du collectif antifasciste est également mis en garde à vue et n’était toujours pas libéré en milieu d’après-midi. Le syndicat Sud Etudiant prend très au sérieux cette action menée par l’UNI qui se présente comme la droite universitaire et dont les liens avec l’UMP sont connus. Sud Etudiant envisage de porter plainte contre les membres de l’UNI pour menace de mort. Plusieurs témoins ont assisté à la scène et nous avons conservé le faux “pendu de Sud Etudiant”. Sud Etudiant apporte également son soutien au militant antifasciste mis en garde à vue.
14 mars 2009 à 15:21
Instruction est donnée d’arrêter chaque “meneur”
Cibler et arrêter sur des techniques anti émeutes importées d’Allemagne les manifestations dites « sauvages ». Désormais, arrêter chaque “meneur” (note officielle du 10 février).
Selon le Canard Enchaîné n° 4611, paru le mercredi 11 mars 2009, la préfecture de police de Paris vient de rédiger une note datée du 10 février, pour faire arrêter sur le champ le « meneur » de chaque manifestation qui n’aurait pas été précédemment déclarée dans les procédures légales. (Exemples possibles d’attroupements forcément irréguliers : une mi-carême de lycéens déguisés, une lecture publique de poésie slamée, un mariage interculturel, des obsèques un peu trop excentriques, une visite guidée du gai Paris, un hommage spontané à un lieu de Résistance antinazie ???), et ceci si le « meneur » devait aggraver son cas en n’ordonnant pas immédiatement une dispersion immédiate.
On sent que ça va taper encore plus dur, et ceci avec ou sans sommation dans les règles. A quand comme en Guadeloupe en 1967 l’ordre de tirer « sur des foules séditieuses et hors contrôle » ? Peut être dans moins de temps que nous le pensons ! Ils font déjà multiplier l’installation de caméras de surveillance et survoler des banlieues avec des hélicoptères équipées de caméras et d’appareils photos ultra sophistiqués et même des drones supra silencieux suréquipés de matériels de fichages, eux aussi.
Au menu de cette note de la Préfecture de police, il y a un mode d’emploi policier. D’abord : interpellation dudit « meneur » de la manifestation non-déclarée (repéré au faciès, à l’avis subjectif et plein de haine de classe du flic en civil ou du Baceux dépêché sur place, au porte-voix, à ses slogans, à ses tracts, mais aussi son attitude et sa manière de s’habiller qui reflète sic d’après les services préfectoraux le « mode de vie et la tendance politique probable du manifestant incontrôlé suspect » puis « présentation à l’OPJ territorialement compétent », et enfin procès verbal transmis à la SIC (la « salle d’information et de commandement », l’endroit le plus bunkérisé de France )
Motif de cette note hautement libertaire et «démocratique» : L’exaspération sociale devient tellement forte que ce genre de manifs « sauvages » prolifère, et qu’il faut y mettre bon ordre, parce que les flics débordés ne savent plus où donner de la tête.
D’où l’idée de refiler une partie du boulot répressif aux juges. Et de bourrer simultanément les cellules de garde à vue et les prisons.
Le pouvoir a très peur à l’idée des mouvements sociaux très durs à venir avec l’amplification de la crises, la multiplication des mouvement de protestations spontanées contre l’occupation policière militarisée de nos villes, alors forcément en « collaboration » c’est le cas de le dire avec d’autres polices européennes elle “travaille du ciboulot” pour toujours plus criminaliser et réprimer le mouvement social.
Voir les tactiques policières « à l’allemande » bientôt importées en France : http://de.wikipedia.org/wiki/Beweissicherungs-_und_Festnahmeeinheit
Ainsi, par de multiple biais des médias libres du net et des legal teams qui se préparent pour les manifestations qui auront lieues a Strasbourg, et dans la zone rouge de Baden Baden, nous savons que serons arrêtés et interpellés « préventivement » tout manifestant habillé de sombre ou en noir . Il n’existe pourtant pas en France actuellement encore d’appareil législatif très développé sur ces thèmes, mais pour combien de temps encore. Nous savons aussi que la BFE (les unités anti émeutes allemandes) collaborera de manière très efficace.
Qu’il en sera aussi ainsi avec tout les manifestant-es qui porteraient des cagoules (sic) des foulards noirs et de type keffieh -notes trouvées sur divers sites municipaux et de municipalités y compris de « gauche » de la région de Strasbourg
Nous savons aussi que l’Angleterre dépêchera sur place ses redoutables « spotters » (littéralement les mateurs) des sortes de super RG-DCRI recrutés très minutieusement sur tests « pour leur dons de physionomistes ». Des « Spotters » qui se « fondrons incognito et en civil dans les manifestants » et qui seront bien sur habilités à donner des renseignements aux matraqueurs et tabasseurs assermentés.
Ceci en dit long sur les intentions « démocratiques » de nos gouvernements européens à nos égards, ces messieurs-dames en plus de vouloir nous faire payer leur crise, voudraient que nous acceptions sans broncher, tels des animaux élevés en batteries, toutes les pires régressions sociale, ultra sécuritaires et liberticides sans protestations ni contestations, nous le disons tout haut vous pouvez mettre toutes vos armées et milices que vous voulez contre nous le peuple, nous ne plierons jamais.
Publié, avec des commentaires sur : http://bellaciao.org/fr/, le 13 mars 2009
17 mars 2009 à 12:57
Après le 19 mars,
la convergence des luttes s’organise !
Depuis le 29 janvier et à l’instar du LKP, le collectif INTER-ACTIFS d’Avignon invite tous les secteurs en lutte à s’unir et à coordonner leurs actions contre la liquidation des principes de droit et des valeurs de notre démocratie: Solidarité, Égalité et Liberté.
Pour résister à la destruction systématique de tout ce qui tisse le lien social:
nous dénonçons :
le démantèlement des services publics et de la marchandisation de l’éducation, de la santé, de la culture, des transports, de la justice, de l’eau, de la Poste…
les licenciements dans les entreprises faisant des bénéfices ou recevant des subventions publiques
- toutes les réformes instaurant l’individualisme comme seul règle de vie et un climat d’oppression
La casse du code du travail et l’appauvrissement de tous les citoyens
- les expulsions, toutes formes d’exclusion, la pénurie de logements sociaux
la répression policière et son application discriminatoire
Nous exigeons :
Le relèvement immédiat du SMIC, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux.
Arrêt des licenciements dans le public et dans le privé
Arrêt du démantèlement du code du travail et des conventions collectives
Baisse significative des taxes (TVA) sur les produits de 1ère nécessité et sur les transports.
la diminution des marges de la grande distribution pour une rétribution juste des producteurs , le soutien à une consommation locale et solidaire
une répartition équitable des richesses
la transparence totale du système bancaire mondial
Abrogation des traités économiques Européens
Application de la loi sur le Logement Opposable (DALO), la réquistion des logements vides et la construction de Logement Sociaux
arrêt des poursuites envers les militants
Arrêt des expulsions, régularisation de tous les sans papiers et fermeture des centres de rétention.
Aujourd’hui 19 mars, après la manif, pour la poursuite du mouvement et la convergence des luttes
FAISONS LE LKP, QUOI !!!!
Pique-nique au Campus de l’Université – Site Ste Marthe
Assemblée Générale en AT02 à 14h
Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte
18 mars 2009 à 15:15
Nous enseignants-chercheurs, étudiants et personnels Biatoss en grève depuis le 2 février 2009 lançons solennellement un ultimatum aux ministres Valérie Pécresse et Xavier Darcos.
Nous exigeons, ainsi que le demande depuis 6 semaines la Coordination Nationale des Universités, le retrait de la loi LRU et du pacte de recherche, comme des mesures qui en découlent :
* le retrait du projet de décret concernant les Enseignants-Chercheurs y compris dans sa dernière version,
* le retrait du projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants des écoles, collèges et lycées,
* le retrait des suppressions de postes statutaires à l’université et ce dès 2009, ainsi que le retrait de la réforme d’allocation des moyens financiers fondés sur une prétendue performance,
* l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche
Ces retraits sont pour nous un préalable pour pouvoir engager une véritable discussion et confrontation, dans une démarche d’Etats généraux des universités à mener en toute indépendance et qui prennent en compte l’ensemble des revendications portées par la mobilisation actuelle.
Si dans une semaine, soit le LUNDI 23 MARS, à midi, le gouvernement n¹a pas pris en compte ces revendications, nous marcherons en Place de Grève jour et nuit.
Nous tournerons jour et nuit pour manifester notre obstination.
Nous marcherons sans fin car nous n¹avons aucune intention de céder.
En Place de Grève*, nous appellerons à LA RONDE INFINIE DES OBSTINÉS tous les personnels de l¹éducation nationale, étudiants, lycéens, les parents d¹élèves et tous les citoyens solidaires à nous rejoindre à toute heure du
jour et de la nuit.
Université Paris 8 Saint-Denis
*Parvis de l’Hôtel de Ville à Paris.
19 mars 2009 à 09:10
LA TROISIEME DESCENTE AUX FLAMBEAUX EST LANCEE SUR TOULOUSE ET AURA LIEU LE JEUDI 2 AVRIL A PARTIR DE 19H30.
elle réunira tous les acteurs de l’éducation pour un mouvement de lutte contre les mesures darcos et pecresse DE LA MATERNELLE A L’UNIVERSITE.
Je vous rappelle que la première a eu lieu le jeudi 18 décembre: nous étions 25 écoles, un cortège et entre 400 et 500 parents, enseignants et enfants.
la seconde a eu lieu le mardi 2 février; nous étions 5 cortèges, 107 écoles et 4000 parents, enseigants et enfants.
nous organisons donc une nouvelle descente aux flambeaux le jeudi 2 avril avec 5 cortèges et beaucoup plus de monde nous l’espérons puisque notre mouvement déborde le cadre de l’école primaire pour rassembler le secondaire et le supérieur. nous terminerons peut être avec un bal républicain sur la place du capitole.
Alors lancez vous, faîtes comme nous puisque nous puissions être encore plus visibles le jeudi 2 avril. la presse adore ce genre d’évenement un peu différent et nous pouvons nous faire entendre.
le collectif 31
21 mars 2009 à 11:03
Communiqué de la FSE
Un militant de la FSE grièvement blessé par la police à Toulouse !
Tous unis contre la répression !
Hier, la manifestation interprofessionnelle a réuni près de 110.000 manifestants à Toulouse contre les attaques du gouvernement et les effets de la crise sur les travailleurs : licenciements, précarité, casse de l’éducation et de la santé etc.
Le cortège étudiant s’est terminée par une action « d’autoréduction », votée en Assemblée Générale, réunissant plusieurs centaines d’étudiants, de lycéens et de travailleurs. Le principe de cette action symbolique était de bloquer les caisses du magasin en échange de la gratuité de plusieurs produits. Alors que tout se déroulait dans le calme, la Brigade Anti-Criminalité accompagnée des gardes mobiles ont chargé violemment les manifestants qui bloquaient le magasin.
Après une première charge sans sommation pour évacuer les entrées du magasin, où au moins deux manifestantes se sont faites ouvrir le crane par des coups de matraques, les forces de l’ordre ont tenté de disperser la foule avec des tirs de flash ball et des bombes déflagrantes. Un militant de l’AGET-FSE a été grièvement blessé près de l’œil par un tir tendu de flash ball. A l’heure où nous écrivons, notre camarade est toujours hospitalisé.
La Fédération Syndicale Étudiante condamne fermement les violences policières et dénoncent la répression qui s’abat sur ces militants.
Malgré les intimidations du ministère et de la police, la FSE continue et continuera son combat avec la plus grande fermeté pour une fac ouverte aux enfants d’ouvriers !
Solidarité avec notre camarade !
Face à la répression, la solidarité est notre arme !
21 mars 2009 à 11:04
Action sur Lyon
source: http://rebellyon.info/article6162.html
Une manif sauvage comme tant d’autres
Le rendez vous est passé de texto en texto et par le bouche à oreille :
“15h00 rendez vous place des Terreaux pour une manif’ sauvage !”
A 15h20, 150 personnes ont répondu à l’appel. C’est peu pour partir en manif sauvage. Les camarades doivent être fatigués de la matinée de marche. Certains d’entre eux sont à l’AG à la Bourse du travail, d’autres encore profitent du soleil sur une terrasse ou dans un parc… Dommage.
Pas le temps d’attendre beaucoup plus et les 150 personnes partent par la rue Herriot à contre sens.
C’est un cortège peu structuré mais avec pas mal de slogans et d’énergie tout au long du parcours.
On arrive place Bellecour pour essayer de récupérer quelques personnes qui traîneraient par là. On reçoit quelques mots de soutien des derniers syndicalistes encore présents. Ça ne restera que des mots. Personne ne vient grossir les rangs de la manif sauvage. En même temps le cortège n’a fait que passer place Bellecour sans même s’arrêter quelques minutes…
Difficile dans ces conditions d’espérer rameuter quelques personnes. Pas le temps de tergiverser le cortège repars de plus belle et traverse le Rhône pour arriver dans le quartier de la Guillotière.
A partir de ce moment la présence policière se fait plus présente et plus pressente aussi.
Rue de Marseille, le cortège est suivi par 3 camionnettes, 4 voitures de la BAC et aussi une voiture de flics “classique”.
Quelques poubelles sont mises en travers de la rue pour retarder les flics qui nous collent. Pas de dégradations, pas de graffitis, pas de jets de bouteilles ou autres.
Le cortège arrive sur le campus de Lyon 2 avec pour objectif de récupérer quelques étudiant-es pour grossir la manifestation. Manqué ! On ne trouvera pas grand monde sur le campus. Dommage ! On continue !
A partir de ce moment il devient clair que le rapport de force commence à tourner en faveur de la police et qu’ils se préparent à faire quelques arrestations de personnes qui ont un look trop marginal ou “black block”.
Le cortège continue vers l’IEP dans le même but d’essayer de le débrayer et de proposer aux étudiant-es qu’il-les le veulent de se joindre à nous pour continuer la manif. A partir de là, ça s’accélère.
L’IEP encerclé par la flicaille
L’arrivée se fait par la cour du musée de la résistance (tout un symbole). Là, les flics essayent de contrôler les deux sorties de la cour pour procéder à des arrestations. Les étudiant-es de l’Institut d’Études Politiques de Lyon sont alors en AG dans leur bâtiment et comprennent la situation. Deux arrestations ont lieu rue Rognon. Spontanément les étudiant-es se mettent en chaîne dans la rue pour ménager un passage depuis la cour du musée des résistances jusqu’au bâtiment de l’IEP. Ainsi ils aménagent un “cordon sanitaire” entre la police et les manifestant-es qui sont dans le collimateur des flics.
De cette façon les manifestant-es trouvent refuge dans l’IEP, et si les flics essayent dans un premier temps de rentrer dans le bâtiment. Immédiatement des professeurs de l’IEP rappelle aux fonctionnaires de la répression qu’ils n’ont pas le droit de pénétrer dans un établissement scolaire sans la permission de l’administration.
C’est un acte fort de solidarité pratique que les étudiant-es de l’IEP ont été capables de mettre en place. Nous remercions tout les élèves et les professeurs de leur courage et de leur bienveillance. Ainsi une réelle convergence des luttes a pu se mettre en place. Ainsi quelques lycéens “repérés” par la police ont pu attendre tranquillement et ne pas se faire embarquer pour des prétextes fallacieux.
Du coup tout ce petit monde se retrouve dans l’IEP. Et la police commence son siège du bâtiment. BAC flash-ball en main, flics en tenue anti-émeute avec tonfa, bouclier, etc… se retrouvent devant les portes de l’établissement. Des flics cernent les rues tout autour.
Une heure après, la commissaire et des profs et/ou l’administration de l’IEP (c’est pas clair) négocie le départ de la police. Bien sûr il leur a été interdit de pénétrer dans le bâtiment pour arrêter qui que ce soit.
Enfin il est décidé collectivement (les manifestant-es sauvageon-nes et des étudiant-es de l’IEP) d’aller chercher du monde à Lyon 2 et de se rendre au commissariat du 7° pour exiger la libération de nos camarades arrêtés. Ils sont trois à être au poste à ce moment là.
Rassemblement devant le commissariat du 7° et nouvelle charge des flics
On arrive calmement à une centaine devant le commissariat de Jean Macé. Bien sûr les BAC sont sur le perron de leur maison, le flash-ball à la main (à croire qu’on le leur greffe de nos jours).
Quelques slogans sont lancé : “Libérez nos camarades !”
Au bout de quelques minutes, on apprend que les embastillés sont au commissariat central Marius Berliet. Qu’à cela ne tienne, après quelques minutes de discussions où les flics s’engagent à ne pas intervenir si tout le monde s’en va. La centaine de personnes part donc d’elle même de devant le commissariat de la place Jean Macé direction Marius Berliet. Aucun projectile n’est lancé en direction de la police. Je n’ai pas non plus entendu de nom d’oiseau. La situation est donc en train de se détendre puisque les manifestant-es partent.
Cependant, là, sans sommations, dans notre dos, les flics chargent pour arrêter deux personnes qui ont une capuche et un foulard noir. [1] Les flics de la BAC se mettent alors carrément à tirer au flash-ball sur les étudiant-es. Certain-nes sont terrorisé-es et se couchent derrière des voitures. D’autres essayent d’empêcher les arrestations qui sont très brutales, en gueulant sur les flics, ou en prenant des photos. Il semblerait que pour beaucoup d’entre eux, se faire braquer par des keufs est une grand première. Pas pour tous malheureusement…
Trois camionnettes de CRS débarquent alors à toute vitesse et prennent position devant le commissariat.
Après ça les groupes éclatés refont la jonction devant le commissariat du 7°. Devant le rapport de force clairement en notre défaveur, et une fois l’émotion passée il est décidé de rentrer en direction de Lyon 2 pour pouvoir se disperser de manière plus sûre pour nous. Deux voitures de la BAC nous suivent. Arrivés à Lyon 2, certain-es partent, d’autres restent pour évacuer l’émotion et faire un débriefing de l’après midi.
Encore une fois les flics nous ont montré leur vrai visage : celui du mensonge, de la répression aveugle, de la brutalité…
Le bilan de la journée c’est soldé par 5 arrestations, pour “jet de pierre” (mensonge total), et le très pratique “outrage et rébellion” (qui permet d’inculper n’importe qui).
La “caisse de solidarité” est sur le coup. Il a été dressé une liste des témoins des arrestations. Un rassemblement doit être prévu vendredi 20 mars 2009 pour soutenir les inculpés en cas de comparutions Immédiates. Quoi qu’il arrive il faudra les soutenir comme c’est le cas avec les inculpés de la manif contre Biovision.
[1] Il semblerait que les deux personnes arrêtées à ce moment ne soient pas de Lyon et n’étaient même pas à la manif sauvage de l’après midi. Pourtant la police pense reconnaître en eux des personnes repérées plusieurs heures plus tôt, et cela malgré le foulard noir que ces personnes portaient sur le visage. Il semblerait d’ailleurs que ces personnes ont été ciblées pour le fait d’avoir masqué leur visage
22 mars 2009 à 11:12
Communiqué de la Coordination Nationale des Universités
en réponse à la lettre de Xavier Darcos aux syndicats du 20-03-2009
Samedi 21 mars 2009, 10h30
Dans sa lettre envoyée à l’ensemble des organisations syndicales, Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, annonce le report d’un an de l’entrée en vigueur des nouveaux concours. Cette manoeuvre dilatoire, relayée par certains médias, consiste à faire croire à
l’opinion publique que la réforme de la formation des enseignants est repoussée d’un an.
Il n’en est rien.
Au lieu d’un report pur et simple de la réforme des concours et de la formation des enseignants, X. Darcos propose un montage en deux temps. La « mastérisation » de la formation des enseignants, qui constitue le premier volet de la réforme, aura bien lieu à partir
de la rentrée prochaine, mais avec maintien des concours actuels en 2010. L’allongement des études financées par les étudiants et la perte de l’année de stage rémunérée, y compris pour les lauréats du concours 2010, sont confirmés par l’application immédiate des stages de 108
heures. La réforme du concours de recrutement, qui constitue le second volet, est reportée à 2011.
Loin de clarifier la situation, ce supposé délai n’est qu’une réécriture à vue d’un décret d’une invraisemblable inconséquence, proposant une application de la réforme en deux temps.
La Coordination Nationale des Universités constate que par ce simulacre de recul le ministère continue encore et toujours d’afficher son mépris pour tous les personnels de l’éducation mobilisés contre la réforme dite « mastérisation des concours ».
La Coordination Nationale des Universités dénonce cette nouvelle supercherie et exige un retrait total et sans concession des deux volets de la réforme : réforme des concours et réforme de la formation des enseignants. Elle réaffirme que ce retrait demeure plus que jamais l’un des préalables indispensables à l’ouverture de toute discussion.
Notre réponse à Xavier Darcos : tous dans la rue le 24 mars !
La Coordination Nationale des Universités
25 mars 2009 à 16:01
Le SNESUP-FSU (7élus) et FO (1 élu), soit plus de la moitié des sièges,
ont quitté la séance du CTPU (Comité Technique Paritaire Universitaire) ce
mercredi matin devant le refus de V. Pecresse de revenir sur la modulation qui revient à alourdir les services des enseignants-chercheurs et remet en cause le caractère national de leur statut.
Après une bataille d’interventions pour arracher quelques modifications de
principe (missions des enseignants-chercheurs, rattachement à une équipe de recherche,…), et devant cette obstination sur l’un des aspects
essentiels du texte statutaire, le SNESUP comme FO a demandé, à 1h30 du matin, une suspension des travaux du CTPU. La ministre a brutalement
refusé tout en tentant retenir les élus du SNESUP pour annoncer des
augmentations de CRCT (congés scientifiques) dans leur attribution pour
moitié par les sections du CNU, comme la fixation à 50% de la part des
promotions attribuée à ces mêmes sections du CNU…toutes deux
revendications de longue date du SNESUP.
Le refus précis de V Pecresse sur les services comme son refus global de
répondre à l’ensemble des revendications appelle à intensifier les
mobilisations de la communauté universitaire pour l’abandon de ce décret
et des autres dispositifs contestés.
Paris le 25 mars
Jean Fabbri secrétaire général du snesup
25 mars 2009 à 16:55
Communiqué de Presse
L’assemblée générale des personnels et usagers de l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse qui a rassemblé plus de 1500 personnes a voté massivement en faveur de la continuation du mouvement.
Le comité de mobilisation de l’université d’Avignon qui s’est réuni à la suite, enterrera symboliquement demain jeudi 25 mars 2009 le service public d’éducation nationale.
- 12h : Mise en bierre sur le campus de Ste Marthe.
- 14h : Convoi funéraire vers le Pont Saint Benezet
- 15h30 : dispersion des cendres dans le Rhône.
- 16h30, place de l’horloge : Grande mise aux enchères de l’université : vente à très bas prix d’étudiant-e-s, de personnels, de locaux, de matériels, etc. Tout doit disparaître !
Pour le jeudi 2 avril, nous prévoyons une manifestation de nuit, au flambeau.
Pour le comité de mobilisation,
Le 25 mars 2009.Pierre Jourlin,
Enseignant-Chercheur en Informatique
Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.
06 18 55 25 41.
27 mars 2009 à 17:39
Vidéo sur l’action au supermarché à Toulouse:
http://agen-nanterre.over-blog.com/article-29508648.html
1 avril 2009 à 20:23
Une première vidéo de l’événement :
http://www.youtube.com/watch?v=fMReENN03dA
Lien de téléchargement de la vidéo en meilleure qualité :
http://dl.free.fr/pYUvncYGe
Des copies sur serveur privé et supports personnels ont été faites
Des photos et d’autres vidéos arriveront bientot
Bonjour à tous
Ce matin, nous étions une vingtaine d’étudiants à se rendre à la
mairie dans le simple but d’obtenir un rdv avec Marie José Roig,
chose que l’on nous refuse systématiquement. Nous sommes parvenus à
entrer dans la mairie puis à monter dans le couloir jouxtant le
bureau de notre chère élue. Cinq minutes plus tard, voyant que nous
nous refusions à quitter la mairie sans être préalablement entendus
et/ou reçus, la police municipale est intervenue sans sommation pour
nous déloger.
Un étudiant a été trainé à terre, a reçu de nombreux coups comme d’autres étudiants, qui d’ailleurs portent plainte en ce moment ,un professeur a été blessé, tous les étudiants violemment bousculés et la police municipale nous a violemment chassés du couloir où nous nous
trouvions, jusqu’à l’escalier qui redescendait vers l’accueil. En
haut de celui-ci, d’autres violences. Imaginez bien, en haut d’un
escalier. Des étudiants ont manqué de tomber, d’autres policiers sont
intervenus avec encore plus de violence. Je ne sais pas s’ils ont
pris conscience du danger qui nous menacait. Un mauvais coup, une
mauvaise chute…n’importe quoi aurait pu arriver.
Ils ont ensuite confisqué la caméra d’un étudiant, qui l’a réclamée jusqu’à
temps qu’elle lui soit rendue et que par la suite nous nous
apercevions que les vidéos prises lors des violences avaient été
soigneusement effacées. Cependant, d’autres vidéos sont à
disposition, bientôt les liens seront disponibles.
Tout le monde est en état de choc, nous n’avons pas compris le
pourquoi de cet acharnement . Je tiens à préciser que la police
municipale n’avait pas le droit d’intervenir et que nous manifestions
de manière totalement pacifique.
6 avril 2009 à 17:44
Avignon, le 4 avril 2009.
Communiqué de presse
Violences policières en Avignon
Dans la matinée du mercredi 1er avril 2009, de façon pacifique et non violente, une vingtaine de membres
du comité de grève de l’université d’Avignon s’est rendu à la mairie d’Avignon afin d’obtenir un rendezvous
avec madame le maire Marie-Josée Roig afin qu‘elle se positionne publiquement sur la réforme LRU
et ses conséquences sur l’ensemble des universités françaises et sur celle d’Avignon en particulier.
Le même comité a tenté, à plusieurs reprises, de prendre rendez-vous avec madame le maire mais à chaque
fois qu’ils se sont présentés les portes de la mairie leurs étaient fermées.
Après dix minutes d’attente et de discussion avec un conseiller municipal, deux agents de la police
municipale, très vite rejoints par d’autres agents, ont chargé sans sommation et roué de coups plusieurs
étudiants et un enseignant.
Solidaires 84 déplore et condamne fermement l’attitude violente et disproportionnée des agents et apporte
tout son soutien aux grévistes de l’Université d’Avignon qui se mobilisent depuis huit semaines contre les
réformes régressives du gouvernement.
10 avril 2009 à 16:28
Dixième semaine de lutte à l’université d’Avignon. Jeudi dernier,
l’assemblée générale avait – sous la pression de la présidence et des
conseils – voté le passage d’un arrêt total des cours, en vigueur depuis
le 4 février, à une suspension des cours 1 jour sur 5.
L’assemblée générale de ce jour est revenue sur cette stratégie en
votant la suspension des cours 2 jours sur 5 (554 voix). Il n’aura
manqué que 21 voix pour que la suspension des cours 5 jours sur 5 soit
adoptée (533 voix).
Détails des votes :
1. Motions de la 8ème CNU (à mains levées) :
pour : 463
contre : 142
abstentions : 10
2. Poursuite d’une suspension des cours 1 jour sur 5 (à bulletins
secrets avec urnes, etc.) :
votants : 1350
contre : 686
pour : 649
nuls : 13
blancs : 2
3. Reprise des cours / Suspension totale ou partielle (à bulletins
secrets avec urnes, etc.) :
Reprise totale des cours : 455
Suspension totale ou partielle : 667
4. Suspension 2/5 ou 5/5 (à bulletins secrets avec urnes, etc.) :
suspension 2 jours sur 5 : 554
suspension 5 jours sur 5 : 533
blancs : 33
Pierre Jourlin
Enseignant-chercheur en informatique
Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
membre de SUD-éducation.
4 mai 2009 à 07:31
LE MONDE.FR avec AFP | 03.05.09 | 19h55
La “Ronde infinie des obstinés”, une marche permanente menée par des enseignants-chercheurs mobilisés contre la réforme de l’université, tourne depuis un mois et demi sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. La millième heure, qui sonnera dans la nuit de dimanche 3 à lundi 4 mai, a été célébrée dimanche par 24 heures de concerts et discours.
A cette occasion, la mairie de Paris a mis à disposition de la ronde, lancée le 23 mars par des enseignants de l’université Paris VIII, une scène sur laquelle ont été montrés plusieurs concerts et chorégraphies de dimanche midi à dimanche minuit.
A vélo, à pied, en discutant, en bavardant avec des étudiants, des touristes, des curieux ou en sirotant un café, les enseignants-chercheurs manifestent contre les projets de réforme dans les universités ainsi que contre la future réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés.
18 mai 2009 à 21:51
Grève de la faim collective à l’université de Toulon
NOUVELOBS.COM | 18.05.2009 | 16:29
Neuf étudiants et un enseignant-chercheur réclament le retrait de la loi LRU et des décrets sur les enseignants-chercheurs, ainsi que la neutralisation du deuxième semestre.
Dix personnes de l’Université du Sud Toulon-Var, qui réclament notamment le retrait de la loi LRU sur l’autonomie des universités, ont entamé lundi matin 18 mai une grève de la faim collective sur le campus. Onze étudiants avaient tout d’abord été annoncés, mais l’un des grévistes de la faim, contacté par nouvelobs.com, a précisé qu’un désistement de dernière minute avait eu lieu. Les dix grévistes sont composés de 9 étudiants et d’une enseignante-chercheur.
Gabriel Garcia, gréviste de la faim et secrétaire général de l’Unef – Toulon, précise les revendications à nouvelobs.com : “Nous réclamons le retrait de la loi LRU et la neutralisation du deuxième semestre pour ne pénaliser ni les étudiants mobilisés, ni les étudiants non-mobilisés qui ont pu pâtir de la grève de certains enseignants”.
Alexandre Picazo, porte-parole des étudiants grévistes, avait ajouté à l’AFP la demande de “démission du président de l’université”. Gabriel Garcia a tempéré ce point en réclamant avant tout “une position claire du président de l’université”.
“Prêts à aller jusqu’au bout”
Les grévistes de la faim se sont installés dans le campus face au bâtiment administratif.
“Nous allons camper sur le parvis des bâtiments de l’administration centrale et de la présidence 24 heures sur 24. Des collègues vont nous apporter un soutien logistique et nous allons être suivis par la médecine préventive de l’université”, explique Gabriel Garcia qui ajoute : “Nous ne boirons que de l’eau et des sirops”. “Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’on puisse continuer”, affirme encore Gabriel Garcia. “Depuis février, le gouvernement ne nous écoute pas. Aujourd’hui, le but de notre action est de recentrer le débat sur la loi LRU”.
14 semaines de manifestations
Depuis quatorze semaines l’université du Sud Toulon-Var est le cadre de manifestations diverses. La semaine dernière le président de l’université, Laroussi Oueslati avait réclamé au préfet du département l’intervention des forces de l’ordre pour débloquer les portes du campus.
Le 11 mai, les policiers ont délogé sans heurts la centaine d’étudiants qui bloquaient depuis une semaine les entrées avec des barricades formées avec des pneus, des palettes en bois et du gravier.
source: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090518.OBS7247/onze_etudiants_entament_une_greve_de_la_faim_a_toulon.html