Actualités

  • Manifestation Samedi 13 juin : 10h30 gare centre – Avignon

Journée de mobilisation interprofessionnelle. A l’appel des organisations CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA : Manifestation interprofessionnelle départementale de la gare centre à l’esplanade St Bénézet
10H30 AVIGNON. L’appel de l’intersyndicale dans la rubrique Manifestations.

  • Quand l’Education Nationale essaie de maquiller l’histoire : à la veille des élections européennes, les profs de collège reçoivent un document retraçant l’histoire de la construction européenne… très détaillée… mais sans mention du vote NON au référendum du 29 mai 2009… A voir ici, un clip explicatif réalisé par le NPA.

  • Sanctions contre les désobéisseurs : Non au licenciement d’Erwan Redon
    http://soutienerwanredon.org

    Erwan Redon, professeur des écoles à l’école des Convalescents (Marseille 1er) fait partie des enseignants désobéisseurs. Ceux-ci ont depuis plusieurs mois déjà, entamé un mouvement de résistance contre la casse organisée du service public d’éducation. Ils refusent de participer à la mise en ouvre des nouveaux programmes inspirés par la vision d’une école rétrograde et utilitariste.
    Ils accompagnent leur acte d’une réflexion pédagogique, de dialogues avec les parents d’élèves et  de nombreuses propositions pour une école meilleure, tout en assurant la totalité de leur service.
    Alors que le mouvement des désobéisseurs s’amplifie nationalement, la répression qui s’ensuit est à géométrie variable selon les académies.
    Dans les Bouches du Rhône, la hiérarchie tente depuis des mois de stopper ce mouvement par l’intermédiaire de pressions diverses sur les enseignants (lettres, contrôles de la part des inspecteurs) mais aussi de sanctions .
    Certains enseignants se sont ainsi vus bloqués dans leur « avancement », d’autres délestés de plusieurs dizaines de jours de salaire sur leur bulletin de paye. C’est le cas d’Erwan Redon qui s’est vu   ponctionner de 32 jours de salaire, comme sa collègue d’école également désobéisseuse.
    En réponse à cette tentative de briser une action collective, réfléchie et légitime, une caisse de solidarité a été mise en place. Elle a permis de compenser tous les retraits de salaire.

    L’inspection Académique a décidé  de monter d’un cran dans la répression. Erwan Redon est  convoqué le 7 juillet à une commission disciplinaire : il risque le licenciement.

    Nous sommes des milliers à condamner la politique gouvernementale et ses nombreuses déclinaisons : hiérarchie omnipotente, programmes scolaires rétrogrades, fichage généralisé des élèves, « politique migratoire » qui enferme puis expulse des familles dont les enfants devraient être dans nos classes.

    Nous demandons donc:
    - l’arrêt immédiat de la procédure engagée contre Erwan Redon
    - La levée des sanctions contre tous les désobéisseurs

  • Evaluations CE1 :
  1. Les livrets sont consultables ici,
  2. une analyse intéressante des exercices ici,
  3. des commentaires ici.
  • Pétition pour demander l’inscription du servive public dans la Constitution ici.
  • Opération escargot : saturation des boîtes électroniques des ministères et des IA de messages de protestation. Plus d’information ici.
  • Base Elève : le point sur les dépôt de plaintes ici.

8 réponses vers “Actualités”

  1. Date mars 12, 2009

    Le Centre pour l’édition électronique ouverte, après un vote à bulletin secret réalisé suite à une assemblée générale, s’est déclaré « Laboratoire en lutte » (77% des votes exprimés). Il dénonce, en particulier, la précarité dont font l’objet les personnels d’accompagnement de la recherche, qui représentent plus de 50% de la communauté scientifique (92% des votes exprimés). Le Cléo est composé de 70% de personnels en contrat à durée déterminée et en contrats de vacation. Sa Lettre électronique mensuelle, gratuite, est lue par 35 000 abonnés partout dans le monde. Les portails mis en oeuvre par cette unité de précaires sont l’objet de 1,2 million de visites mensuelles, soit environ 14 millions de visites annuelles. 40 000 documents originaux sont publiés grâce au Cléo. Le laboratoire forme gratuitement 250 personnes par an à l’édition électronique. Soutient 200 revues sélectionnées couvrant l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales. En français, anglais, espagnol. Met en ligne 10 000 programmes complets de colloques et de séminaires. Développe plusieurs logiciels libres (dont Lodel, primé par un « Trophée du libre » en 2005). Accueille 40 carnets de recherches. Et pourtant, nous sommes précaires inside. Le Cléo est en lutte mais continue d’assumer l’ensemble de ses missions quotidiennement.

  2. Réponse à Darcos a dit :

    Communiqué de la Coordination Nationale des Universités
    en réponse à la lettre de Xavier Darcos aux syndicats du 20-03-2009
    Samedi 21 mars 2009, 10h30
    Dans sa lettre envoyée à l’ensemble des organisations syndicales, Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, annonce le report d’un an de l’entrée en vigueur des nouveaux concours. Cette manoeuvre dilatoire, relayée par certains médias, consiste à faire croire à
    l’opinion publique que la réforme de la formation des enseignants est repoussée d’un an.
    Il n’en est rien.
    Au lieu d’un report pur et simple de la réforme des concours et de la formation des enseignants, X. Darcos propose un montage en deux temps. La « mastérisation » de la formation des enseignants, qui constitue le premier volet de la réforme, aura bien lieu à partir
    de la rentrée prochaine, mais avec maintien des concours actuels en 2010. L’allongement des études financées par les étudiants et la perte de l’année de stage rémunérée, y compris pour les lauréats du concours 2010, sont confirmés par l’application immédiate des stages de 108
    heures. La réforme du concours de recrutement, qui constitue le second volet, est reportée à 2011.
    Loin de clarifier la situation, ce supposé délai n’est qu’une réécriture à vue d’un décret d’une invraisemblable inconséquence, proposant une application de la réforme en deux temps.
    La Coordination Nationale des Universités constate que par ce simulacre de recul le ministère continue encore et toujours d’afficher son mépris pour tous les personnels de l’éducation mobilisés contre la réforme dite « mastérisation des concours ».
    La Coordination Nationale des Universités dénonce cette nouvelle supercherie et exige un retrait total et sans concession des deux volets de la réforme : réforme des concours et réforme de la formation des enseignants. Elle réaffirme que ce retrait demeure plus que jamais l’un des préalables indispensables à l’ouverture de toute discussion.
    Notre réponse à Xavier Darcos : tous dans la rue le 24 mars !
    La Coordination Nationale des Universités

  3. IUFM a dit :

    Livry : Le blocage des évaluations des PE2 permet de réunir pour la première fois ensemble IMF, DEA, IEN, CPC, PE2, PIUFM, PE1 !

    Lancement des Etats Généraux de la Seine-Saint-Denis de la formation des enseignants !
    L’opération de blocage était risquée : une partie, certes minoritaire, des PE2 avait exprimé la veille en AG son désaccord avec ce blocage. Plusieurs formateurs n’étaient pas très favorables et préféraient qu’on se contente de retarder les évaluations plutôt que les bloquer. Bloquer les évaluation risquait de dresser des personnes contre le mouvement. Combien serions-nous vraiment à mettre le réveil à 6h30 pour être là dès 8h ? Cette position n’allait-elle pas ouvrir la voie à des conflits durs avec les autres personnels concernés par les évaluations ? Le déroulement des opérations n’avait pas vraiment été anticipé : chaîne humaine autour du bâtiment, occupation du sas, du hall ? et si certains tentaient de passer quand même, qu’est-ce qu’on ferait ?
    A 8 heures, ces craintes semblaient justifiées : les participants n’étaient même pas assez nombreux pour encercler la table où se trouvaient les dossiers d’évaluation !
    Et très rapidement, des bonhommes et bonnes femmes jaunes fluo sont arrivés en courant de toutes parts. Des PE1, des PE2 de la vague A non concernés par cette évaluation étaient au rendez-vous. La chaîne est devenue très longue occupant tout le hall, elle s’est agrandie de maître formateurs, de PE2 venus pour leur évaluation. Des échanges se sont engagés avec des I.E.N. Et le tout, dans une bonne humeur empreinte d’une détermination résolue.
    Les dossiers d’évaluation ont ensuite été ramenés dans le secrétariat pour que tout le monde puisse se diriger vers le petit amphi. Afin de prévenir toute tentative de réunir des commissions d’évaluation, les trois portes du secrétariat ont été bloquées jusqu’à 10 h, heure trop tardive pour que les commissions puissent commencer à se réunir.
    Le petit amphi était bondé. Les autres acteurs de la formation ont pu entendre un exposé très précis sur la réforme et ses enjeux. Tant que 10 heures n’étaient pas passées, il était encore temps de maintenir les commissions, la tension montait, certains jugeaient que l’essentiel (la réunion d’information) avait eu lieu et qu’il était préférable de maintenir l’évaluation pour ne pas dresser des PE2 contre le mouvement.
    Peu avant 10 heures, le directeur du site annonce qu’en accord avec l’Inspecteur d’académie et le directeur de l’IUFM, les évaluations pourront être reportées à la semaine suivante ou dans 15 jours (Etonnamment, cette solution, impossible à mettre en oeuvre quand nous en avions fait la demande pour pouvoir participer à la manif du 11 mars, était initiée par l’Administration elle-même). Les commissions étant différées, une assemblée générale est convoquée pour 10h15. Bien que l’amphi se soit en partie vidé, des personnels de toutes catégories, y compris 3 ou 4 I.E.N. décident de rester pour rédiger et adopter un texte. Outre ce texte, l’AG décide de lancer pour le 4 avril les Etats Généraux de la Seine-Saint-Denis de la formation des enseignants.
    Au total, nous avons fait la démonstration de notre puissance, de la solidité de notre mobilisation, de notre détermination, de notre capacité à adopter des formes d’action plus radicales qui répondent à l’obstination du gouvernement à mettre en oeuvre ses mesures régressives. Nous avons créé les conditions d’une amplification du mouvement en touchant de nouvelles catégories de personnel, une réunion avec le syndicat F.S.U. des I.E.N. est programmée, l’unité a été maintenue, la poursuite des actions se double d’initiatives permettant des réflexions de fond, avec tous les partenaires de l’éducation, sur les enjeux de l’école et de la formation des enseignants.
    Didier Frydman

  4. Base élève a dit :

    Le CNRBE, collectif national de resistance à Base Elève, réunissant parents et enseignants, relayé par la Ligue des Droits de l’Homme saisit l’ONU, il avait déposé un recours en annulation de Base Elève au Conseil d’Etat le 22 décembre 2008.
    Pour plus de précisions, un article du Monde :
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/27/base-eleves-traine-devant-l-onu_1173266_3224.html

    De plus des parents d’élèves déposent plainte contre BE, plus de précisions : http://s.o.s.ecole.over-blog.fr/article-29514839.html

  5. Plainte Base Elève a dit :

    Le collectif Stop Fichage 13 vous propose de déposer une plainte rédigée par le CNRBE (Collectif national de résistance à Base élèves) et le SAF (Syndicat des Avocats de France).
    C’est une plainte pénale contre X déposée par des parents, qui répertorie les différentes atteintes aux lois et conventions relatives à la protection de la vie privée, aux droits de l’Homme et de l’enfant, dans le cadre de la mise en place de Base élèves.
    Ce dépôt de plainte est une action nationale initiée par le CNRBE et le SAF et relayée dans chaque département par les collectifs locaux et les sections locales du SAF, représenté par un membre du SAF de Marseille.
    – Qui peut porter plainte ?
    Les parents (la plainte est individuelle, donc une plainte par parent) ou les tuteurs légaux, ou bien un seul des deux parents ou tuteurs, dont l’enfant :
    - est scolarisé dans une école maternelle, élémentaire ou primaire, publique ou privée.
    - ou bien, a 6 ans révolus (instruction obligatoire) et n’est pas scolarisé.
    - est déjà dans Base Elèves ou n’est pas encore dans Base Elèves.
    - actuellement au collège, a été dans Base Elèves entre 2006 et 2009.
    – Porter plainte : à quoi cela engage ?
    La plainte est traitée par le procureur de la république.
    Le jour du dépôt de plainte, un récépissé de dépôt mentionnant le nombre de plaintes et le nom de tous les plaignants doit nous être délivré.
    Le procureur peut déclarer la plainte irrecevable (s’il estime qu’elle n’est pas fondée en droit) ou la classer sans suite (s’il estime que les faits ne sont pas établis). Les plaignants seront alors avertis.
    Si la plainte est recevable, une suite peut être donnée soit par une date d’audience au tribunal, soit par une information judiciaire (enquête).

    La défense de nos intérêts est confié à un avocat du barreau de Marseille.
    Il intervient à titre militant dans le cadre d’une action du SAF. Aucun frais d’honoraires ne seront demandés pour sa participation à la rédaction de la plainte, et l’organisation du dépôt au tribunal. Si une procédure est ouverte, les avocats du SAF feront des tarifs préférentiels, les frais seront alors en proportion du travail accompli (déplacement, rédaction.).
    Afin que la question financière ne soit pas un obstacle nous pouvons constituer une caisse de solidarité qui pourra fonctionner avec la participation de tous : parents, citoyens…

    - Comment compléter la plainte ?
    L’avocat du collectif souhaite rencontrer tous les parents qui déposeront la plainte.
    Réunion le mercredi 8 avril à 20h30
    Mille Babords 61 rue consolat
    13001 Marseille
    La plainte définitive avec les ajouts pour les Bouches du Rhône sera amenée le jour de la réunion pour faire remplir et faire signer par les parents.
    Nous vous communiquerons aussi la liste des pièces à joindre avec la plainte.
    Tous ceux qui souhaitent déposer cette plainte devront se mettre en contact avec le collectif Stop Fichage 13, pour ne pas agir isolément et être représenté par l’avocat du collectif.

    Si vous souhaitez participer à ce dépôt de plainte, merci de nous contacter.
    Le collectif Stop Fichage 13
    stopfichage13@laposte.net

    Collectif Stop Fichage 13
    c/o Mille Babords
    61 rue Consolat
    13001 Marseille
    http://millebabords.org/spip.php?rubrique119
    CNRBE (Collectif national de résistance à Base élèves)
    http://retraitbaseeleves.wordpress.com

    Pourquoi porter plainte contre Base élèves ?
    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3211

    NOS ENFANTS SONT (ENCORE) FICHES, ON NE S’EN FICHE (TOUJOURS) PAS
    http://petition.bigbrotherawards.eu.org/PETITION-pour-le-retrait-de-Base-eleves-SOUTIEN

    Voici le formulaire de plainte/ base élèves élaboré à Marseille.
    Isabelle CAMPANELLA

    Bonjour
    En pj la plainte définitive pour Marseille.

    Reste à remplir (sur ordi ou manuscrit) :
    NOM :
    Prénom :
    Date et lieu de naissance :
    Adresse :

    En qualité de représentant légal de :
    né le :
    à :
    scolarisé dans le 1er degré aux années suivantes et dans les lieux suivants :
    + nom, prénom et signature sur la dernière page.
    Ne pas oubliez une photocopie du livret de famille afin d’indiquer le lien de parenté.
    Suite à la réunion du mercredi 8 avril, en présence de l’avocat, il a été décidé que chacun remplit les renseignements manquants, imprime et signe sa plainte.
    Pour ceux qui ne pourrons pas être là le mercredi 15 avril à 10h30 au rassemblement devant le tribunal, merci de déposer la plainte à Mille Babords (61 rue consolat 13001 Marseille) sous enveloppe en marquant Stop fichage 13, au plus tard mardi 14/04.
    Merci de nous en informer par un message mail du genre : “j’ai déposé ma plainte à Mille babords” ou “je déposerai ma plainte mercredi”. à stopfichage13@laposte.net
    Il est important que nous ayons les adresses mail de tous et que tous les plaignants soient en contact.

    Dépôt des plaintes
    le mercredi 15 avril à 10h30
    Tribunal de Grande Instance
    6 rue Joseph Autran
    13006 Marseille
    Un grand merci à tous les parents présents à la réunion

    Collectif Stop Fichage
    stopfichage13@laposte.net

  6. Réforme Lycée a dit :

    Bonjour à touTEs.
    115 lycées ont été choisi pour expérimenter la réforme Darcos dès la rentrée prochaine.
    L’info vient de Lacroix.com, et date du 9 avril.
    La liste des lycées qui vont expérimenter des pans de la réforme Darcos

    Paris, 9 avril 2009
    Source : Ministère de l’éducation
    Académie d’Aix-Marseille
    Alpes de Haute Provence
    Pierre-Gilles de Gennes, Digne-les-bains
    Bouches-du-Rhône
    Auguste et Louis Lumière, La Ciotat
    Marie Curie, Marseille
    Vaucluse
    Jean-Henri Fabre, Carpentras
    Théodore Aubanel, Avignon
    Académie d’Amiens
    Aisne
    Condorcet, Saint-Quentin
    Oise
    Paul Langevin, Beauvais
    Jules Uhry, Creil
    André Malraux, Montataire
    Somme
    De l’Authie, Doullens
    Académie de Besançon
    Haute-Saône
    Louis Aragon, Héricourt
    Les Haberges, Vesoul
    Académie de Bordeaux
    Dordogne
    Giraut de Borneil, Excideuil
    Gironde
    Lycée d’hôtellerie et de tourisme de Gascogne, Talence
    Philippe Cousteau, Saint-André-de-Cubzac
    Pyrénées-Atlantiques
    Louis Barthou, Pau
    Saint-Thomas d’Aquin, Saint-Jean-de-Luz
    Académie de Caen
    Calvados
    Jean Rostand, Caen
    Louis Liard, Falaise
    Salvador Allende, Hérouville-Saint-Clair
    Orne
    Mezeray, Argentan
    Académie de Clermont-Ferrand
    Puy-de-Dôme
    Lycée général et lycée des métiers de la restauration, Chamalières
    Godefroy de Bouillon, Clermont-Ferrand
    Académie de Créteil
    Seine-et-Marne
    Lycée, Sourdun
    Gaston Bachelard, Chelles
    Jean Vilar, Meaux
    Henri Becquerel, Nangis
    Seine-Saint-Denis
    Henri Wallon, Aubervilliers
    Olympe de Gouges, Noisy-le-Sec
    Maurice Utrillo, Stains
    Jean-Jaurès, Montreuil
    Val-de-Marne
    Armand Guillomin, Orly
    Louise Michel, Champigny-sur-Marne
    Louis Armand, Nogent-sur-Marne
    D’Arsonval, Saint-Maur-des-Fossés
    Maximilien Perret, Alfortville
    Académie de Dijon
    Nièvre
    Pierre-Gilles de Gennes, Cosne-Cours-sur-Loire
    Saône-et-Loire
    Henri Parriat, Montceau-les-Mines
    Jeanne d’Arc, Paray-le-Monial
    Camille Claudel, Digoin
    Académie de Grenoble
    Ardèche
    Xavier Mallet, Le Teil
    Isère
    L’oiselet, Bourgoin-Jallieu
    André Argouges, Grenoble
    Savoie
    Lycée professionnel Monge, Chambéry
    Académie de Guadeloupe
    Guadeloupe
    Providence, Les Abymes
    Académie de Guyane
    Guyane
    Félix Eboué, Cayenne
    Académie de la Réunion
    La Réunion
    Georges Brassens, Saint-Denis
    Amiral Pierre Bouvet, Saint-Benoît
    Académie de Lille
    Nord
    Beaupré, Haubourdin
    Des Flandres, Hazebrouck
    Jean Rostand, Roubaix
    Henri Wallon, Valenciennes
    Notre-Dame de Grâce, Maubeuge
    Académie de Limoges
    Creuse
    Raymond Loewy, La Souterraine
    Académie de Lyon
    Ain
    Paul Painlevé, Oyonnax
    Rhône
    Frédéric Fays, Villeurbanne
    Marcel Sembat, Vénissieux
    Louis Armand, Villefranche-sur-Saône
    Académie de Montpellier
    Aude
    Jules Fil (lycée des métiers), Carcassonne
    Gard
    Emmanuel d’Alzon, Nîmes
    Hérault
    Notre-Dame de la Merci, Montpellier
    Georges Pompidou, Castelnau-le-Lez
    Pyrénées-Orientales
    Déodat de Severac, Céret
    Académie de Nancy-Metz
    Moselle
    Antoine-de-Saint-Exupéry, Fameck
    Jean-Victor Poncelet, Saint-Avold
    Académie de Nantes
    Loire-Atlantique
    Clémenceau, Nantes
    Galilée, Guérande
    Vendée
    Sainte-Marie du Port, Les Sables-d’Olonne
    Académie de Nice
    Alpes-Maritimes
    Thierry Maulnier, Nice
    Var
    Paul Langevin, La Seyne-sur-mer
    Rouvière, Toulon
    Académie d’Orléans-Tours
    Cher
    Marguerite de Navarre, Bourges
    Eure-et-Loir
    Edouard Branly, Dreux
    Indre
    Blaise Pascal, Châteauroux
    Indre-et-Loir
    Léonard de Vinci, Ambroise
    Loir-et-Cher
    Claude de France, Romorantin-Lanthenay
    Loiret
    Voltaire, Orléans
    Académie de Paris
    Paris
    Racine, Paris
    Dorian, Paris
    Rabelais, paramédical et social, Paris
    Henri Bergson, Paris
    Jacquard, Paris
    Académie de Poitiers
    Charente-Maritime
    Léonce Vieljeux, La Rochelle
    Deux-Sèvres
    Joseph Desfontaines, Melle
    Vienne
    Lycée professionnel Edouard Branly, Châtellerault
    Lycée pilote innovant international, Jaunay-Clan
    Académie de Reims
    Ardennes
    Jean Moulin, Revin
    Aube
    Gaston Bachelard, Bar-sur-Aube
    Chrétien de Troyes, Troyes
    Marne
    Franklin Roosevelt, Reims
    Académie de Rennes
    Côtes d’Armor
    Joseph Savina, Tréguier
    Ille-et-Vilaine
    Jean Guehenno, Fougères
    Morbihan
    Notre-Dame-le-Menimur, Vannes
    Académie de Rouen
    Eure
    André Malraux, Gaillon
    Jean Moulin, Les Andelys
    Seine-Maritime
    Val-de-Seine, Le Grand Quevilly
    Le Corbusier, Saint-Etienne-du-Rouvray
    Académie de Strasbourg
    Bas-Rhin
    Sainte-Clotilde, Strasbourg
    Marc Bloch, Bischheim
    Haut-Rhin
    Michel de Montaigne, Mulhouse
    Académie de Toulouse
    Aveyron
    Louis Querbes, Rodez
    Haute-Garonne
    Fonsorbes, Fonsorbes
    Hautes-Pyrénées
    René Billeres, Argeles-Gazost
    Académie de Versailles
    Essonne
    Robert Doisneau, Corbeil-Essonnes
    Albert Einstein, Sainte-Geneviève-des-bois
    Camille Claudel, Palaiseau
    Hauts-de-Seine
    Paul Langevin, Suresnes
    Galilée, Gennevilliers
    Val-d’Oise
    Jean-Jaurès, Argenteuil
    Van Gogh, Ermont
    Jean-Jacques Rousseau, Sarcelles
    Yvelines
    François Villon, Les Mureaux
    Jean Vilar, Plaisir
    Evariste Galois, Sartrouville

  7. Université en prison a dit :

    La seule expérience de cours d’université en prison est privée de subventions
    Par Jade Lindgaard
    16 Avril 2009 Mediapart.fr

    Depuis trente-cinq ans, des détenus pouvaient suivre une véritable
    formation universitaire pendant leur incarcération. Grâce à une
    convention signée par une université parisienne, Paris 7, des
    prisonniers ont pu passer une licence en lettres modernes ou en
    histoire tout en effectuant leur peine, et parfois poursuivre jusqu’à
    la thèse. Toujours en présence d’enseignants donnant cours sur place,
    et, luxe suprême, au sein d’une classe, avec les mêmes programmes et
    les mêmes règles que sur un campus. Un espace d’ «échange verbal et de
    joute intellectuelle» pour ne pas «se morfondre dans sa cellule et se
    faire manger par les murs» raconte un ancien détenu.

    Cet enseignement risque aujourd’hui de disparaître: le ministère du
    travail vient de supprimer la subvention de 36000 € qui permettait à la
    section des étudiants empêchés (SEE) de Paris-7 de payer les 750 heures
    assurées par des chargé de cours (voir les documents dans l’onglet
    “prolonger”). Au total, ce sont 2600 heures de cours qui se déroulent
    sous la houlette de ce service, assurées par des professeurs
    statutaires de Paris-7, des enseignants de l’Education nationale, et
    des universitaires non titulaires.

    Mais sans ces derniers, «impossible d’assurer l’intégralité de la
    formation compte tenu de la pénurie de profs en anglais et en histoire»
    explique Anne Barseghian, directrice de la section, «inimaginable
    d’enseigner le diplôme d’accès aux études universitaires (daeu) en
    philosophie et en lettres mais pas en histoire. On se retrouve le bec
    dans l’eau». C’est pourtant la seule présence de l’enseignement
    supérieur en milieu carcéral, en dehors des cours par correspondance,
    par des bénévoles et de rares cas de tutorat . Entre 110 et 120 détenus
    y sont actuellement inscrits, à la Santé, Poissy, à Fresnes (sections
    hommes et femmes) et à Osny.
    «Enfin un jury honorable»

    La direction régionale du travail de l’emploi et de la formation
    professionnelle ne souhaite plus financer cette forme de présence de
    l’université en prison pour se «recentrer sur les publics de bas niveau
    et sur des actions professionnalisantes» explique un courrier laconique
    adressé à la section des étudiants empêchés. Pour le directeur
    régional: «Dans le contexte économique actuel nos priorités sont
    orientées vers l’accès direct à l’emploi».

    Mais pour Anne Barseghian, «c’est de la langue de bois! La vraie raison
    c’est que les crédits de l’Etat sont en baisse et que notre projet est
    à côté de la plaque dans un contexte de vision utilitariste de la
    formation en prison». Les universitaires engagés dans le programme de
    Paris 7 mettent un point d’honneur à donner «de vrais cours, conduisant
    à de vrais diplômes et enrichir leur culture générale» explique Carine
    Trévisan qui enseigne la littérature en licence. «Le contexte actuel
    qui veut des indices de rentabilité pour évaluer les chercheurs ne nous
    est pas propice» sourit François Chouquet, prof de philosophie et
    directeur du programme pendant vingt ans.

    Pourtant, l’utilité sociale des cours universitaires en prison ne fait
    aucun doute aux yeux de Pierre*, 41 ans, ancien détenu, sorti il y a
    tout juste deux ans après dix années de détention et une libération à
    mi-peine, en partie grâce à son parcours universitaire: un deug, une
    maîtrise, et un dea en littérature comparée: «à ma sortie de prison, je
    ne voulais pas décevoir les profs. Des liens forts se sont tissés entre
    nous. Une amitié inaltérable. Quand je me suis retrouvé confiné en
    prison je me suis demandé ce que j’allais foutre là. Je ne voulais pas
    végéter, me faire avoir par les psychotropes ou la télévision. Quand
    vous êtes enfermé 24 heures sur 24, faut se donner quelque chose qui
    vous pousse à bouger. Sinon c’est la déprime. On disait aux profs
    d’être plus durs avec nous qu’avec leurs étudiants habituels. On ne
    veut pas d’empathie. Sans ces cours, je n’en serai pas là. Je n’aurai
    pas le même raisonnement, la même confiance en moi». «Ca joue un rôle
    de réinsertion. Il y a peu de récidivistes parmi nos étudiants»
    confirme François Chouquet.
    “Vaut mieux que je remue pas tout ça dans ma tête”

    Tout en purgeant sa peine, Pierre* a étudié le latin, le grec,
    l’anglais, l’espagnol, la linguistique…. «Je suis bac + 10 !». Le
    jour de sa soutenance de mémoire, il a invité l’un des magistrats qui
    l’avait jugé en appel: «A la fin il est venu me serrer la main, on a
    parlé littérature».

    François Chouquet se souvient d’un autre détenu ravi d’avoir soutenu un
    mémoire de droit devant des juristes reconnus, «enfin un jury
    honorable». Arrêté pour trafic de stupéfiants, il est devenu une fois
    libéré expert en géopolitique des drogues. Une autre, après une
    maîtrise, est devenue institutrice. D’autres, plus modestement,
    préparent un diplôme d’accès aux études universitaires (le Daeu) leur
    permettant d’entamer des études supérieures à leur sortie.

    «Il y a un côté social mais c’est pédagogiquement valorisant car ce
    sont des élèves agréables, des adultes qui viennent suivre nos cours
    par désir d’être là, explique Carine Trévisan, Ils sont très motivés,
    très réactifs». Chaque année, une poignée d’anciens détenus poursuivent
    leur cours à l’université. D’autres, rares, occupent leur perpétuité
    par l’étude. «Pour eux, c’est un fil pour tenir le coup, explique
    François Chouquet, si les cours s’arrêtent, c’est une condamnation à
    mort». Il y a aussi ceux qui préfèrent ne pas entendre parler
    d’université : «on m’a souvent dit: “vaut mieux que je remue pas tout
    ça dans ma tête”».

    Les étudiants empêchés sont en majorité des hommes. Pour les femmes,
    «ce fut plus dur à faire accepter à l’administration pénitentiaire,
    raconte le prof de philosophie, ils pensaient qu’on ne trouverait
    personne au niveau». L’autorisation de l’enseignement universitaire
    dans les prisons de femmes tombe finalement en 2001, 27 ans après les
    hommes. Aujourd’hui une poignée de détenues de Fresnes préparent le
    diplôme d’accès à l’enseignement supérieur.

    Pas question pour ses enseignants de travailler bénévolement: «On fait
    ça en tant que professionnels de l’enseignement, pas par charité,
    insiste Carine Trévisan, C’est très important pour les détenus que ces
    cours fassent partie des heures statutaires». Le ministère du travail
    les renvoie désormais vers la région île-de-France. «Je suis déçu des
    problèmes de ce département, se désole Pierre, l’ancien détenu, 35 000
    euros, c’est quand même pas la mer à boire. La structure existe depuis
    les années 70… c’est la statue du commandeur qu’on déboulonne».

    Selon la secrétaire de la section, Nathalie Cuny, la See peut assurer
    les cours prévus jusqu’à l’été. Pour septembre 2009, rien n’est assuré.

    URL source:
    http://www.mediapart.fr/journal/france/160409/la-seule-experience-de-cours-d-universite-en-prison-est-privee-de-subventions

  8. Désinstruction civique a dit :

    La désinformation au quotidien !

    Il y a quelques jours, dans tous les établissements de l’enseignement secondaire, les professeurs d’histoire et géographie ont reçu dans leur casier une grosse enveloppe. A l’intérieur, d’étonnants documents pédagogiques élaborés par le Ministère de l’Education Nationale et deux associations, « Les Euronautes » et « Toute l’Europe ».

    Dans l’enveloppe : une carte de l’Union Européenne et une frise historique de la construction européenne depuis 1945. Curieusement, aucune circulaire d’accompagnement… donc aucune explication sur ce qui justifie – à deux mois des élections européennes – l’envoi de ce matériel. Le professeur – confiant dans son Institution – en déduit donc qu’il s’agit d’une initiative s’inscrivant dans une pure démarche d’instruction civique, l’incitant à afficher sur les murs de sa classe ces documents pour provoquer auprès des jeunes citoyens en formation une séance de sensibilisation sur les enjeux européens. Quoi de plus louable ?
    Sauf qu’à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il s’agit en fait d’une stupéfiante campagne de propagande.

    Un matériel « pédagogique » très orienté
    Sur la carte, pas grand-chose à dire : on y retrouve les 27 pays membres de l’UE, leur date d’adhésion et quelques informations géographiques… En revanche, c’est en découvrant la frise chronologique que n’importe quel professeur un tant soit peu attentif en réalise rapidement le caractère très orienté.

    Dès le premier coup d’Sil, on peut facilement discerner la tonalité très atlantiste de l’ensemble du document qui présente la construction européenne, depuis la conférence de La Haye en 1948, dans le cadre d’une alliance avec les Etats-Unis face à l’Union Soviétique, et en constant parallèle avec l’Otan. Malheureusement, on retrouve cette tonalité générale dans la quasi-totalité des manuels d’histoire…

    Ensuite, on s’aperçoit que pour les concepteurs de cette chronologie, les professeurs d’histoire et géographie n’ont certainement pas la mission de sensibiliser leurs élèves sur l’éventuelle implication du peuple européen dans ce processus de construction : là encore, on retrouve le penchant assez habituel des documents réduisant l’Histoire à l’action des grands hommes (et de quelques femmes tout de même…) et la démocratie au fonctionnement de grandes Institutions totalement désincarnées.

    Bref, un document tendancieux, mais finalement rien de très nouveau… Mais c’est à la fin de la frise chronologique que le scandale se révèle.

    Eh, M’sieur Darcos, y s’est passé quoi en 2005 ? Rien mon petit… rien du tout…

    Entre les portraits de Jacques Santer (ex premier ministre Luxembourgeois, ex président de la Commission Européenne et co-rédacteur en 2003-2004 du Traité établissant une Constitution pour l’Europe) et de Nicolas Sarkozy, il y a l’année 2005… vide !

    Dans une chronologie sur la construction de l’Union Européenne dont les concepteurs ont jugé indispensable de rappeler la victoire de l’Allemagne à la coupe du Monde de football le 4 juillet 1954, celle de la France le 12 juillet 1998, la naissance de la brebis Dolly le 5 juillet 1996, il est stupéfiant de découvrir qu’en 2005… rien. Il ne s’est rien passé.

    Il est pourtant bien signalé que le 29 octobre 2004, le Traité établissant une Constitution pour l’Europe a été signé. Et que le 13 décembre 2007, ça a été le tour du Traité de Lisbonne. Deux traités en 3 ans, ça mériterait une explication, non ? Mais non : en 2005, il ne s’est rien passé… pas plus qu’en 2008 du reste !

    Ainsi, pour la propagande euro-béate organisée le vote des peules français et hollandais des mois de mai et juin 2005 repoussant par référendum le Traité établissant une Constitution pour l’Europe, et celui du peuple irlandais refusant de ratifier en juin 2008 le Traité de Lisbonne, sont des événements indignes de figurer dans des documents pédagogiques diffusés par le Ministère de l’Education Nationale et ne sauraient être enseignés par les professeurs d’Histoire et Géographie.

    Ces derniers sont appelés à claquer des talons et à diffuser auprès des élèves cette présentation édifiante de la construction parfaitement linéaire d’une Union Européenne consensuelle… c’est-à-dire conforme aux conceptions libérales et atlantistes de ses actuels dirigeants.

    Alors voici une suggestion : comme il n’est pas question de gaspiller les considérables moyens investis par le Ministère de l’Education Nationale pour faire tirer et distribuer à tous les collèges et lycées ce beau support pédagogique (en couleur et sur papier glacé), et comme les professeurs sont tous des serviteurs zélés de la fonction publique enseignante, on ne peut que recommanderl’affichage de ces documents dans toutes les classes… Toutefois, au nom de l’exigence scientifique, et utilisant leur liberté pédagogique reconnue par leur statut, les professeurs qui liront ces lignes sont aussi invités à apporter toutes les modifications nécessaires à la main ! Aussi proprement que possible, mais qu’on se rassure : il y a de la place sur les années 2005 et 2008 laissées entièrement libres ! Merci donc au concepteur pour cet encouragement à une pédagogie active et transdisciplinaire.

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